Bien avant de me spécialiser dans les prêts hypothécaires américains, je travaillais pour une grande banque canadienne.
Quand j'ai voulu acheter une propriété aux États-Unis, je pensais être mieux préparé que la plupart des gens.
Je connaissais déjà très bien le financement hypothécaire. Je savais quels documents un prêteur demande normalement. Je comprenais comment un dossier est monté, comment les revenus sont analysés, comment le crédit, les actifs, la mise de fonds et les dettes peuvent influencer une décision.
Mon réflexe a donc été très simple.
Je me suis tourné vers le côté américain du même groupe bancaire.
Je me suis présenté préparé.
J'avais mes T4 canadiens, mes talons de paie, mes preuves d'emploi et les documents de base qu'un prêteur demande habituellement pour comprendre un dossier.
Puis je me suis assis devant la conseillère.
Et elle m'a expliqué qu'elle ne pouvait pas travailler avec mes documents comme je m'y attendais.
Ce moment-là m'est resté.
Tout semblait familier, sauf les règles
Ce qui m'avait frappé, ce n'était pas simplement qu'un prêteur me disait non.
C'était le contraste.
Mes documents provenaient du côté canadien du même groupe bancaire. La marque m'était familière. Je travaillais moi-même dans le domaine. Je savais que les revenus étaient réels, que les documents étaient authentiques et que j'étais arrivé avec ce qu'un professionnel du crédit considère normalement comme la base d'un dossier sérieux.
Et pourtant, une fois la frontière franchie, tout ne se traduisait pas automatiquement dans le système américain.
Le cadre de souscription était différent.
Les documents attendus pouvaient être différents.
La façon de considérer un revenu canadien pouvait être différente.
L'entité qui devait consentir le prêt travaillait avec ses propres règles.
C'est ce jour-là que j'ai vraiment compris le problème du financement transfrontalier.
Je connaissais les prêts hypothécaires, et pourtant je me sentais perdu
C'est probablement ce qui m'a le plus marqué.
Je n'étais pas un consommateur qui découvrait le crédit hypothécaire pour la première fois.
Je connaissais ce métier.
Je comprenais pourquoi un dossier peut fonctionner ou échouer.
Et malgré cela, je me suis retrouvé pendant un moment sans solution claire.
Il y avait de la frustration.
Il y avait de l'incompréhension.
Et, très franchement, il y avait aussi un sentiment de découragement.
Je me souviens m'être demandé :
Cette question a changé quelque chose pour moi.
J'ai compris qu'il y avait un vrai besoin
Je n'ai pas conclu que les Canadiens ne pouvaient pas obtenir de prêts hypothécaires aux États-Unis.
Ce serait faux.
Beaucoup de Canadiens peuvent très bien être financés aux États-Unis.
Ce que j'ai compris, c'est que les systèmes canadien et américain ne s'emboîtent pas toujours de la façon dont l'emprunteur l'imagine.
On peut avoir :
- de très bons revenus au Canada
- un excellent dossier de crédit
- beaucoup d'actifs
- une relation bancaire de longue date
- une forte mise de fonds
et tout de même découvrir que le programme américain choisi n'est pas conçu pour traiter le dossier comme on le pensait.
Ce n'est pas nécessairement un problème de qualité d'emprunteur.
Cela peut être un problème de compatibilité entre le dossier et les règles du programme.
Ce jour-là, je me suis fait une promesse
Je me suis dit qu'un jour, je ferais aussi du financement hypothécaire aux États-Unis.
Je voulais comprendre le système de l'intérieur.
Je voulais savoir quels prêteurs comprennent réellement les emprunteurs canadiens.
Je voulais savoir quels programmes peuvent utiliser certains types de revenus et de documents canadiens.
Je voulais savoir quoi faire lorsqu'une solution qui semblait évidente ne fonctionnait pas.
Mais surtout, je voulais pouvoir aider d'autres Canadiens à éviter le sentiment que j'avais éprouvé ce jour-là.
À ce moment, c'était l'une des expériences de financement les plus difficiles que j'avais vécues personnellement.
Aujourd'hui, quand j'y repense, je souris.
Parce que, très honnêtement, cette expérience s'est révélée être l'une des plus positives de ma vie professionnelle.
C'est en grande partie ce qui m'a poussé vers le financement hypothécaire américain et vers la spécialisation transfrontalière qui occupe maintenant une place importante dans mon travail.
Pourquoi j'aime particulièrement travailler avec les dossiers déjà refusés
Aujourd'hui, plusieurs des clients que j'apprécie le plus sont des personnes qui ont déjà parlé à une banque.
Elles ont souvent déjà :
- rempli une demande
- fourni leurs T4 et leurs preuves de revenus
- envoyé des relevés bancaires
- répondu aux questions du prêteur
- choisi une propriété
- attendu plusieurs jours ou plusieurs semaines
- reçu un refus ou appris que leurs documents canadiens ne cadrent pas avec le programme
Ces clients comprennent déjà que le financement transfrontalier n'est pas toujours aussi simple qu'il le paraît.
Ils ne cherchent pas quelqu'un qui leur dira que tout est facile.
Ils veulent comprendre pourquoi la première démarche n'a pas fonctionné.
Et c'est là que l'analyse devient réellement utile.
La première banque n'a pas besoin d'avoir eu tort
Je ne cherche pas à démontrer que la banque précédente s'est trompée.
Elle peut avoir appliqué correctement ses propres critères.
La vraie question est plutôt :
Parfois, un autre programme légitime existe.
Parfois, il faut restructurer le dossier.
Parfois, il faut attendre qu'un élément précis change.
Parfois, c'est la propriété qui pose problème.
Et parfois, le premier refus reflète effectivement un obstacle que les autres prêteurs verront eux aussi.
L'important est de comprendre pourquoi.
Cette expérience influence encore ma façon de travailler
Quand un Canadien m'explique qu'un prêteur américain ne peut pas utiliser ses documents, je comprends très bien sa réaction.
Je l'ai vécue.
Je comprends le réflexe de dire :
« Mais mes documents sont bons. »
« Ma banque me connaît. »
« Mes revenus sont solides. »
« Pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas? »
Parfois, une autre solution existe.
Parfois, il faut un autre programme.
Parfois, il faut un autre moment.
Mon travail consiste à comprendre dans quelle situation nous nous trouvons réellement.
C'est une grande partie de l'histoire de Cross Border Loans.
Et tout a commencé par un refus. La démarche que je propose aujourd'hui aux dossiers refusés est décrite ici : Refusé par le côté américain de votre banque : quoi faire ensuite.
Faire analyser mon refus hypothécaire américain
Apportez l'explication du prêteur et les documents déjà remis. Je vous dirai en un jour ouvrable si le problème est propre à ce prêteur, temporaire ou réel pour l'ensemble du marché.
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